Bien nourrir les animaux pour mieux nourrir les hommes. Tel est l'objectif premier de notre industrie, qui fournit les aliments des animaux d'élevage.
Mieux nourrir les hommes, 
- C'est permettre d'abord qu'ils mangent à leur faim et qu'ils aient accès aux protéines animales, ce qui reste une préoccupation dans plusieurs parties du monde.
- C'est tout mettre en œuvre pour que la sécurité alimentaire soit garantie et pour que, dans tous les pays, elle vise à s'améliorer sans cesse.
- C'est aussi produire diversifié et permettre à chacun de trouver dans son alimentation ce qu'il recherche, pour le goût, pour l'origine, pour l'éthique (bien-être, environnement, etc.), et pour chaque période de la vie.

Les produits animaux entrent pour une large part dans cet impératif de toujours mieux nourrir les hommes. Et notre industrie est là, pour bien nourrir tous ces animaux qui produisent du lait, de la viande ou des œufs, afin de mieux nourrir les hommes.


SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET ALIMENTATION ANIMALE

  Un strict encadrement juridique
L'alimentation animale contribue à la sécurité des denrées alimentaires et le législateur en a pris conscience depuis bien longtemps : la liste des réglementations applicables en matière de sécurité sanitaire est considérable. L'alimentation animale est un des secteurs les plus réglementés en Europe, et le premier du monde agricole et agroalimentaire à être harmonisé (premiers textes européens en 1970).
Depuis fin 1999, le Livre Blanc de la Commission Européenne sur la sécurité alimentaire a donné une nouvelle impulsion à ce travail d'harmonisation en rapprochant les législations animales et humaines.

  Plusieurs types de contrôles
Quatre types de contrôles de nos produits permettent de dire que notre profession et les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour garantir la sécurité de nos aliments.

- L'autocontrôle des fabricants : tous les fabricants procèdent à des contrôles analytiques des matières premières lors de leur réception. En fin de fabrication, des contrôles qualité sont également effectués. Une échantillothèque des lots de matières premières et de produits finis est constituée et les échantillons y sont conservés durant 6 mois.
Dans les ports, des associations de fabricants renforcent les contrôles des matières premières importées.
Ces procédures sont formalisées dans les systèmes d'assurance-qualité des différents sites de fabrication et concrétisées par de nombreuses certifications ISO. Il faut souligner que l'industrie de la nutrition animale a fait partie des pionniers dans la mise en place de ces normes dans le secteur alimentaire.


- Les contrôles de l'administration 

    Dans chaque département, un service de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) émanant du secrétariat d'État à la Consommation, vérifie dans les usines que les aliments vendus sont conformes : "sains, loyaux et marchands" et veille à l'absence de fraudes et de falsifications. Sur l'année 2001, la DGCCRF a prévu un programme de 2000 contrôles en alimentation animale.

    De la même manière, dans chaque département, une Direction des Services Vétérinaires contrôle les usines d'aliments pour animaux dans le cadre de la sécurité sanitaire, " de la ferme à la table ". Elle est plus particulièrement chargée d'effectuer des audits chez les fabricants pour leur décerner l'agrément, désormais obligatoire. Un agrément européen, basé sur l'obligation d'analyse et de maîtrise des risques, qui concerne tous les opérateurs de la filière alimentation animale et qui autorise une usine de fabrication à produire et à commercialiser sa production.





- Les contrôles liés aux signes de qualité : le respect des cahiers des charges des signes de qualité (Label Rouge, Certification de Conformité de Produit, Appellation d'Origine, produit Bio) est contrôlé par des organismes indépendants. Ces organismes de contrôle effectuent des audits de site et procèdent à des contrôles analytiques des aliments pour chaque cahier des charges de production.


- Guide de Bonnes Pratiques : un engagement pour la qualité et la sécurité. Au-delà des obligations réglementaires, toute l'industrie de la nutrition animale a engagé une démarche d'harmonisation et de sécurisation de ses pratiques, en élaborant un Guide de Bonnes Pratiques de fabrication des aliments composés pour animaux d'élevage. 
Toutes les étapes de fabrication sont décrites et font l'objet de recommandations et d'éléments de maîtrise, afin de constituer un contrat, à la fois de progrès pour les professionnels et de confiance pour les clients.


DES PRODUITS ANIMAUX POUR TOUS LES GOÛTS ET EN TOUTES CIRCONSTANCES

Dans une Europe auto-suffisante en produits animaux, l'évolution des filières va à la fois dans le sens de la diversification et de l'exportation.

D'une production standard, nous sommes passés à une offre multiple, qui cherche à satisfaire les demandes variées de tous les consommateurs.

Le consommateur européen a été habitué, progressivement depuis 30 ans, à consacrer une part de moins en moins importante de ses revenus à son alimentation. Aujourd'hui, trouver le meilleur prix pour une qualité sanitaire garantie reste une de ses préoccupations.

Néanmoins, parce qu'il souhaite varier ses achats en fonction des occasions (le quotidien, le festif, les vacances, le "prêt à consommer"...), ou plus généralement parce que les consommateurs européens représentent une mosaïque de cultures et d'aspirations, la demande en produits animaux se diversifie constamment.

La segmentation des marchés est maintenant une réalité bien installée, qui est encore appelée à se développer.

En tant que fournisseurs des filières animales, les fabricants d'aliments composés pour animaux ont acquis un savoir-faire tout à fait adapté à cette segmentation des marchés.

L'expression : "A chacun son aliment composé" traduit à la fois, la capacité de notre profession à répondre aux besoins exacts de chaque type d'animal, en fonction de ses propres caractéristiques, mais également à proposer l'aliment le mieux adapté aux productions diversifiées, qui s'organisent dans toutes les filières.

Un poulet Label Rouge n'a pas les mêmes besoins alimentaires qu'un poulet standard, destiné par exemple à la production de "nuggets". Dans les 2 cas, notre industrie apporte la réponse adéquate, peut servir toutes les demandes et accompagner l'évolution de ses clients.

Labels Rouges, produits certifiés, AOC, produits Bio, produits de montagne : autant de cahiers des charges auxquels les fabricants d'aliments répondent, en intégrant ces nouvelles exigences, dans leurs contraintes de conception d'aliments et de fabrication.


MIEUX NOURRIR LES HOMMES … A TRAVERS LE MONDE

Parallèlement à cette diversification européenne, les perspectives en produits standards sont très fortes, puisqu'on prévoit à l'échéance de 20 ans, un doublement de la demande mondiale en porc et en poulet, en particulier de la part des pays émergents.

L'Europe a sa place à prendre sur ce marché mondial, où la compétitivité demande une forte technicité pour des productions animales au meilleur coût.

L'industrie de la nutrition animale s'est organisée pour répondre aussi à cette demande de technicité et de compétitivité, qui contribue également au maintien de l'activité de transformation des productions végétales en Europe.